Voix villageois


Voix villageois

Réactions des producteurs, transformatrices et commerçantes

 «  La difference fondamentale entre la vidé et les formations est le problème de l’oublie au niveau des formations. Avec les formations, on oublie vite et aussi on n’arrive pas à beaucoup échanger sur ce qu’on a appris du fait de l’effectif réduit qui y ont participé. Alors qu’avec la video, on n’oublie jamais et aussi beaucoup d’échanges se font. »

Producteur du groupement Agbelere, Ifaki, Ekiti State, Nigeria

 

 « En voyant la video de Bangladesh, on était étonné de voir des gens aussi riches et blancs faire la même chose comme nous en utilisant des technologies simples à notre portée. Ceci a été vraiment un facteur très stimulant. On a compris qu’en faisant bien, c’est possible aussi qu’on exporte son riz. »

Producteur du groupement Ifelere, Ikole, Ekiti State, Nigeria

 

« Après la visualisation de la vidéo sur l’étuvage du riz, j’étais étonné de voir que le trempage se fait en une nuit et que c’était possible de bien trier le riz et de bien le laver afin d’avoir un riz de qualité sans déchet. Il a donc demandé à sa femme de commencer à bien laver, trier et tremper le riz afin de ne plus consommer du riz de mauvaise qualité qui fait très mal aux dents et communément appelé (Oh God). »

Producteur du groupement Ifelere, Ikole, Ekiti State, Nigeria

 

« Moi je suis très contente pour le travail d’ADRAO et du Cinéma Numérique Ambulante. Le film que nous venons de voir nous a beaucoup appris. Les femmes ne savaient pas qu’il faut toujours bien nettoyer et laver proprement le riz avant de le mettre dans l’eau chaude quand il s’agit de l’étuvage. Je remercie encore une fois ADRAO. »

Tingaté Marie, revendeuse de riz à Tectibayo, Bénin

 

« Je voudrais que le film soit en Fon [langue locale] et que tout le monde puisse l’avoir chez soi. »

Edoh Pélagie, producteur au village Kpovidji, Bénin

 

« Je demanderais à nos parents de faire un effort pour cultiver beaucoup de riz. Le riz qui nous vient d’ailleurs n’est pas conservé dans de bonnes conditions. Nous le voyons bien blanc dans des sachets ou des sacs mais quand tu le prépares et le manges, il n’a pas le même goût que le riz d’ici. Je souhaite bon courage à tous. »

Tchando Paul, élève en classe de CM2, Kouarfa, Bénin

 

« Je salue toute l’équipe du CNA et je remercie ADRAO. Nous devons comprendre que le riz étuvé est meilleur. Vous pouvez faire des essais. Préparez le riz étuvé à part, le non étuvé à part et le riz importé aussi à part et gardez-les fermés dans des bols. Une journée après, vous verrez que le riz étuvé n’a pas changé pendant que les deux autres riz commencent à moisir, à pourrir et à sentir. Le Béninois n’accorde jamais d’importance à ce qu’il crée ou fabrique lui-même. Tout ce qui vient d’ailleurs vous semble rose. Je demanderai à tous nos parents ici présents de consommer naturel. C’est le vrai secret de la santé. »

Kpara Sira, élève en classe de 5ème, Oroukayo, Bénin

 

« Je suis contente de ce film parce que les cultivateurs de notre village vont prochainement bien soigner leurs semences pour faire de bonnes récoltes. Ainsi ils nous donnent le courage, nous les commerçants et commerçantes, de continuer à acheter chez eux pour revendre, et cela nous fait plaisir. »

Affoussath, commerçante, Oroukayo, Bénin

 

 « Je veux dire à la population de Kotopounga de se mettre au travail dans les champs pour obtenir un bon résultat pendant les récoltes. Les gros grains de riz que nous venons de voir dans le film ne sont pas tombés du ciel comme un miracle. C’est des personnes comme nous qui l’ont cultivé dans un champ. »

Tcharo Paul, cultivateur, Kotopounga, Bénin

 

« Ah ! le taux de brisure élevé n’est donc pas seulement du à la qualité des décortiqueuses. »

Des femmes qui ont suivi les présentations dans le Centre du Bénin

 

 

« Même les femmes hors de l’Afrique stockent leurs semences dans des récipients hermétiquement fermés, ainsi nos grands parents avaient raison. L’an dernier j’avais 8 kilos de semences de maïs mais j’ai tout perdu à cause des insectes. Nous utilisons le neem pour traiter le paludisme mais d’après les vidéos que j’ai vues, il peut aider à contrôler ces ravageurs. A l’avenir, je vais stocker mes semences de riz et de maïs d’une autre façon et je vais transmettre cette connaissance aux futures générations. »

Femme âgée à Touguikhouré, Guinée

 

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Paul Van Mele (
p.vanmele@cgiar.org) ou
Jonas Wanvoeke (
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 © Centre du riz pour l’Afrique 2009